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Nanni: «Je suis toujours le même»

14 août 2018 - 12:11

Le temps d’un dépannage comme T1, Olivier Nanni a retrouvé le feu sacré. Ses conseils seront précieux cette saison à Namur.

L’écusson unioniste sur le torse et le brassard rouge autour du bras valorisent sa silhouette restée sportive. Passionné mais trop attaché à sa vie de famille et à son emploi du temps, – «je ne voudrais pas être entraîneur principal, trop d’aspects m’ennuieraient dans cette fonction» -, Olivier Nanni a accepté de dépanner, dimanche à Merelbeke (défaite 2-1 au troisième tour de la Coupe de Belgique) en l’absence prévue de longue date de Jean-Claude Baudart (T1) et de Manu Kenmogne (T2), à l’étranger.

Le temps de nonante minutes, «O.N.» a donc retrouvé des sensations perdues depuis son départ de Walhain voici deux ans, en même temps que Thierry Blindenbergh, entraîneur walhinois de l’époque et fidèle acolyte. Depuis lors, malgré plusieurs touches ces derniers mois, dont Ciney la saison dernière, il n’avait rien repris.

Un peu tendu

Cette fois, le challenge namurois semblait trop attrayant. Et dimanche, donc, dans la région gantoise, il a regoûté à la ferveur d’un match à enjeu. L’adrénaline a rejailli. Un tantinet tendu avant la rencontre, l’ancien défenseur a vécu intensément ce match, comme quand il était joueur. Il a bondi plusieurs fois, il a presque mangé la pelouse en fin de match lorsque Mwemwe a loupé un but tout fait. «Tu me connais, dès que je suis sur le terrain, ou ici comme coach, je suis à fond dedans. Je suis toujours le même.» Les oreilles des arbitres en sifflent encore.

À Namur, Nanni connaît son rôle, sa place, et n’y déroge pas. «Ce dépannage, c’est exceptionnel. Je suis T3 et je n’assiste d’ailleurs pas à tous les entraînements, insiste-t-il. C’est un compromis qui me convient.»

«Une vue extérieure»

À bientôt 39 ans, il prend son job à cœur malgré un groupe déjà expérimenté avec les Boukamir (avec qui il a joué), Bojovic, Aromatario ou Mwemwe. «Oui, il y a encore des choses à apporter à cette équipe. J’amène principalement une vue extérieure, du recul, dit Nanni. J’insiste beaucoup sur la communication, j’anime certaines séances…»

Un autre axe de travail réside dans l’envie, la rigueur et la hargne qu’il tente d’insuffler. «La cohésion est bonne. Dans ce sens, les transferts ont été faits intelligemment parce que la plupart des joueurs se connaissent. Mais on a manqué d’un esprit conquérant», regrette le professeur d’éducation physique, conscient sans doute que Namur ne gagnera pas uniquement avec ses qualités pures, surtout dans la série qui est la sienne en D3 amateurs. La grinta, c’était justement la marque de fabrique d’Olivier Nanni joueur. Le long du petit banc, il n’en a pas perdu une miette. Et Namur en aura grandement besoin.

L'Avenir Namur, Vincent Blouard, 14-8-2018

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