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L’UR Namur en contact avec Darmstadt 98

21 février 2018 - 17:38

Suite (et pas encore fin) dans le dossier de la revente de l’UR Namur à de mystérieux investisseurs plutôt allemands que français.

Après de multiples investigations, on en sait un peu plus sur le rôle des deux intermédiaires présents à l’UR Namur ces dernières semaines. Et surtout pour qui ils sont là. Car Larsson Mellal et Pablo Sanchez Sierra ne seront de toute évidence pas les repreneurs du club, ni les bailleurs de fonds. Il est vrai que les montants révélés après que plusieurs créanciers se soient manifestés sont assez colossaux. La somme dépasse les 460 000€! Dont plus de 25% sont dus à Lucien Roméo pour le compte courant qu’il avait au club. Ces montants ne tiennent certes pas compte de la somme de 400 000€ reçue par l’UR Namur de Manchester City après le transfert d’Eliaqim Mangala, pour frais de formation, mais personne ne sait ce qu’elle est devenue. Sauf qu’elle a transité très (trop) brièvement sur le compte du club (et réinvestie ensuite sous forme de prêts?). Il faut dire aussi que la multiplication et la succession des ASBL qui représentent le club a créé un fameux jeu de piste dans la comptabilité et le suivi fiscal des «années Roméo». À l’initiative du Carolo d’ailleurs.

De Miami à Darmstadt

Pour l’instant, l’enjeu n’est pas là. Alertés par la présence de repreneurs potentiels, les créanciers se bousculent au portillon du stade communal à Salzinnes pour récupérer leur dû (joueurs, coaches, fournisseurs, etc.). Lucien Roméo (voir nos éditions de lundi) a donné son accord sur le montant de la reprise du club, reste à savoir si le candidat repreneur a les reins solides. Via les contacts qu’il a noués au Rotary club de Miami (USA), où il a créé l’an dernier une société de management de joueurs, Pablo Sanchez Sierra s’est lié avec un ancien joueur professionnel du club allemand de Darmstadt 98 (D2 Bundesliga), avocat de formation et de métier aujourd’hui, qui a pris 30% des parts de ce club en 2009 alors que ce dernier était au bord de la faillite.

Le projet namurois présenté lui plaît, notamment en ce qui concerne le centre de formation de Mascaux, la renommée (?) du club, son histoire et sa situation centrale en Europe.

Il est prêt à y injecter de l’argent, sans toutefois assurer la gestion au quotidien et cherche donc également une équipe dirigeante locale et compétente. Le choix récent de Zoran Bojovic et le défraiement des joueurs actuels vont dans ce sens. Darmstadt 98 serait par ailleurs proche du Red Bull Leipzig, 5e de la Bundesliga, club à l’ascension fulgurante, créé en 2009, qui a participé à la Ligue des Champions et vient d’étriller Naples en Europa League…

Ce serait plutôt la P1, sauf si…

Mais quel est l’intérêt pour un investisseur allemand de reprendre les dettes namuroises, et l’héritage sportif d’un club condamné à la descente en P1 par la commission de contrôle de l’URBSFA, suite à une double cession de patrimoine? Et si le candidat repreneur rachetait le matricule du White Star, club de D2 amateurs forfait général et qui descend d’office en D3? Cela impliquerait de reprendre les dettes aussi, mais tant qu’à investir lourdement, autant y aller… Un rêve? Peut-être pas tant que ça. Si le président Bertrand Lebrun dément pour l’instant, il nous revient que des jeunes ont été approchés pour évoluer en interprovinciaux à l’UR Namur l’an prochain avec comme projet de club le maintien en D3 amateurs via le rachat de ce matricule bruxellois… À suivre.

On s’oriente de toute manière vers un modèle qui fait jouer un rôle important – comme annoncé par Larsson Mellal – à l’école des jeunes du club mais en espérant aussi qu’une formation de haut niveau permette un jour la revente de jeunes joueurs (mis sous convention) à un prix intéressant. C’est de toute évidence le «jackpot» de Mangala qui a servi d’exemple ici.

Quel rôle jouent les deux intermédiaires précités, qui négocient tour à tour avec Lucien Roméo, l’investisseur allemand (dont nous tairons le nom pour l’instant), le président Bertrand Lebrun, ou la ville de Namur?

Tout d’abord, si on a parlé au départ d’investisseurs franco-allemands, le côté français ne concernera que des contacts (notamment avec d’anciens joueurs issus de l’école des jeunes de Marseille, qui s’est récemment séparée d’une cinquantaine d’éléments) et des transferts de joueurs (Kenneh Kemo et Joao Mendy dernièrement) noués par un des deux intermédiaires. Pas d’investissement financier français donc.

Ensuite (voir nos éditions de lundi) il est pressenti que Pablo Sanchez Sierra fasse profiter l’UR Namur des services de sa société de management de joueurs via des agents.

Enfin, un des deux intermédiaires pourrait endosser le rôle de directeur sportif, et étoffer ainsi une carte de visite très peu fournie.

De quoi faire tourner la tête des supporters des «Merles». En espérant que la situation du club ne fasse pas fuir les capitaux allemands au dernier moment…

L'Avenir, 21-2-2018

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