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Les secrets de la reprise de l’UR

13 janvier 2018 - 12:10

On entend tout et n’importe quoi depuis plusieurs semaines au sujet de l’UR Namur et de ses repreneurs franco-allemands. La reprise du club semble tout de même se profiler à l’horizon malgré une discrétion omniprésente concernant les négociations. Plusieurs informations ont cependant été confirmées.

La chasse à l’information est ouverte et n’est pas encore finie aux Bas-Prés et au centre d’entraînement de Mascaux.

Il y a une semaine, l’UR Namur diffusait un communiqué. Celui-ci dévoilait que les négociations avec les deux groupes intéressés, l’un allemand, l’autre français, lesquels décidaient de s’allier dans le projet de reprise, étaient en bonne voie. Sans davantage de précision.

En début de semaine, les choses se sont accélérées. Les joueurs ont été vus par un auditeur pour un jeu de questions-réponses.

Jeudi soir, c’était au tour des différents entraîneurs du club. « Cela semble crédible. Il y avait le dénommé Pablo, auditeur, et une autre personne mais ils n’ont pas voulu dire pour qui ils travaillaient », nous soufflait un entraîneur du club préférant rester anonyme.

Toutes les parties d’un matricule de foot ont été consultées puisque les supporters ont été rencontrés également durant près de deux heures, ce jeudi soir. Il s’agissait des responsables de l’opération de crowdfunding.

« J’ai l’impression qu’ils ont les pieds sur terre », raconte le fan Serge Henry. « Ils ne promettent pas la Ligue des Champions dans quelques années mais bien un projet de retour en D2 Amateurs dans les cinq ans, peu importe si l’on retombe en P1 ou P2. Ils ont demandé un peu notre avis sur le club en général et nos idées. Rien de neuf mais ils ont précisé qu’ils garderaient les couleurs, l’écusson et le nom du club. On pourrait être même associé au futur design du prochain maillot. »

De quoi rassurer les puristes.

TROIS FOLLES RUMEURS

 Reste que l’identité des repreneurs continue d’être nébuleuse. Personne ne sait qui sont les personnages et/ou entreprises derrière ce plan de reprise.

Les rumeurs les plus folles ont été lancées sur la place publique depuis quelques jours : l’équipementier

Nike, le groupe Red Bull et même… Frank Defays, le Jambois, ancien joueur du club, déjà bien occupé avec les problèmes financiers de Virton où il entraîne.

Tout cela n’est que fantasme absolu.

Selon nos informations, les repreneurs étrangers sont en tout cas davantage intéressés par l’école des jeunes de l’UR Namur que par l’équipe première. Véritable joyau de la formation footballistique il y a près d’une décennie, les jeunes « Merles » ont poursuivi leur envol dans des clubs plus huppés et certains sont même devenus professionnels comme par exemple Miguel Dachelet, Eliaquim Mangala, Samuel Bastien ou plus récemment le jeune gardien Joachim Imbrechts.

Le nom du défenseur central de Manchester City est d’ailleurs revenu fréquemment sur la table des discussions entre les dirigeants et la délégation franco-allemande.

Mangala, la poule aux œufs d’or ? Certains y croient encore. Un transfert en dehors de l’Angleterre est toutefois la condition sine qua non pour obtenir de nouvelles indemnités de formation.

PAS DE SOUCI DE TRÉSORERIE ?

Mais c’est aussi le parcours du joueur français passé par Lustin et Wépion qui intéresse les repreneurs, autour duquel gravitent des agents de joueurs.

Ceux-ci aimeraient rééditer la même ascension avec d’autres jeunes formés à l’UR Namur dans les prochaines années. Une décision concernant la reprise devrait intervenir la semaine prochaine, après le match de ce samedi face à Longlier. On annonce même une nouvelle communication par le biais d’un attaché de pressé, présent au stade.

Dernier détail, et non des moindres : l’aspect financier.

Toujours selon nos informations, l’argent ne devrait pas poser de problème aux possibles nouveaux décideurs de l’UR Namur.

Le chiffre de plus de 100.000 euros de dettes a même été lâché lors de réunions. Une somme qui n’effraie pas la délégation puisqu’un plan d’apurement serait mis en place. Bonne nouvelle puisque l’Union belge et son épée de Damoclès est toujours au-dessus de la tête de Namur avec comme sanction une cessation d’activités sportives.

Jeudi, les dossiers liés à Pascal Bairamjan (30.000 euros) et Jean Mathieu (6.000 euros) sont passés en évocation à l’U.B. Un gain de temps pour les « Merles » qui retardent l’échéance comme ils peuvent via une procédure.

La chasse à l’information n’est pas terminée.

JÉRÔME NELLIS – La Meuse Namur – 13/1/2018

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