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Le projet de Bekim Senturk ; le président jambois veut un grand club dans le centre-ville

27 décembre 2017 - 13:11

Alors que l’incertitude plane toujours autour de l’UR Namur et d’une reprise éventuelle par des repreneurs étrangers, le président de l’ES Jambes (P2A), Bekim Senturk, sort du bois et propose un projet en trois phases en cas de disparition des « Merles ».

Le club de l’ES Jambes suit attentivement l’actualité du club voisin de l’UR Namur. Par le passé, ces deux cercles ne formaient qu’une seule entité. Aujourd’hui, un lien immuable persiste. Celui-ci dépasse le simple aspect des infrastructures et le site de Mascaux que les deux clubs se partagent.

Comme d’autres personnalités du football régional qui planchent sur un renouveau de l’UR Namur, ou simplement la création d’un nouveau club, le président jambois Bekim Senturk a aussi rencontré l’échevin des sports namurois Baudouin Sohier. Il lui a exposé sa vision de la situation et son projet basé sur trois points « rassemblant » l’UR Namur et l’ES Jambes, sans évoquer le mot fusion. Il nous le dévoile.

1. Les infrastructures en question
« Si l’UR Namur disparaît, je trouve légitime que les terrains d’entraînement reviennent à l’ES Jambes. Nous faisons partie de la même localité. Je suis d’ailleurs étonné que d’autres clubs de la région namuroise s’intéressent à cela pour venir dispenser des entraînements. Il faut prendre en compte que les travaux du stade Adeps vont bientôt démarrer. Nous n’aurons plus accès au terrain synthétique près de la piscine et à la pelouse du stade durant plusieurs mois. »
Actuellement, plusieurs équipes de Jambes, dont le noyau A, s’entraînent à Mascaux. Les jeunes U12 et U16 disputent également leurs matches là-bas. « On veut préserver notre herbeux et le synthétique, ancienne génération, n’est pas agréé pour certains matches. »

2. Les jeunes, la base
« Il faut arrêter de parler d’école de jeunes à l’UR Namur. Cela ne mérite plus un tel nom. C’est un désert footballistique avec 70 gamins dont 60 n’ont pas payé la cotisation. On le sait parce que nous sommes en association avec eux depuis quatre ans. Le bon sens doit prédominer. Jambes est prêt à accueillir ces jeunes si Namur stoppe ses activités. J’aimerais relancer une grande école de jeunes digne de ce nom, avec des formateurs dignes de ce nom. Il faut travailler par la base. »
Jambes compte une centaine de jeunes joueurs dans ses rangs.

3.Un grand club pour la ville
« Cela fait sept ans que l’on construit, pas à pas, quelque chose de bien à Jambes et sur des bases saines. Il n’y a pas de cadavre dans les armoires chez nous. Si ces fameux repreneurs étrangers sont intéressés par un club de P2 sans dettes, ils peuvent venir chez nous. Il faut arrêter avec le potentiel historique de l’UR Namur, du matricule 156 et de son public. Il est inexistant. 300 personnes maximum pour l’avant-dernier match aux Bas-Prés, cela démontre tout. Namur n’est pas La Louvière, Liège ou Malines. Il faut trouver autre chose. Je n’ai pas de fierté mal placée mais je peux être l’homme idéal pour bâtir un grand club pour le centre-ville namurois sur les bases de l’ES Jambes. Je m’entoure de gens compétents et je cherche à en dénicher d’autres. Des personnes dont l’ego ne prime pas et qui ne vont pas partir au moindre problème pour un transfert ou avec un bénévole. Dans l’intérêt de tous, de la Ville, et du football namurois, je suis même prêt à faire un geste en changeant l’écusson ou les couleurs du club jambois. Tout cela, c’est du marketing, et le marketing, c’est de l’emballage, on peut le modifier. »

La Meuse Namur (27/12/2017)

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