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Game over pour l’UR Namur ?

21 novembre 2017 - 15:32

L’UR Namur vit-elle ses dernières heures? Lucien Romeo a décidé de s’en aller, définitivement. Financièrement, c’est une catastrophe.

«Pour raisons personnelles, je me retire du domaine du sport en général et de l’UR Namur définitivement»: le message de Lucien Romeo reçu ce lundi en début d’après-midi est on ne peut plus clair. Le grand patron des Merles – et surtout sa principale source financière – lâche pour de bon le matricule 156. Ce n’est pas la première fois que le Carolo manifeste des signes d’agacement, lassé par la gestion quotidienne désastreuse au sein de son club. En même temps, c’est lui qui a choisi de déléguer…

Mais cette fois, il ne retournera pas sa veste, il quitte pour de bon le stade communal. «Pourquoi? Simplement parce que tout ce qu’on fait pour moi se retourne contre moi, résume l’ex-président d’Action 21. Chaque semaine, c’est une nouvelle dette qui arrive sur mon bureau, je n’en peux plus, je suis K.-O. debout. Retraité, je travaille plus qu’avant et j’ai besoin de recul face à tout ce que je découvre.».

Lucien Romeo prend un exemple, criant: « Salvatore (Sias) faisait signer un contrat à un joueur et dans son dos, le présidentle déchirait et en recommençait un autre à des conditions intenables. Tous les jours je découvre un nouveau problème, ce n’est plus possible».

Il a injecté 500 000 euros

Après avoir injecté plus de 500 000€, Lucien Romeo espérait voir Namur retrouver un statut digne de son passé. C’est raté. « J’ai fait vivre le club pendant sept ans mais il faut être fou pour faire ce que j’ai fait. Je ne vois pas d’avenir pour ce club, détesté par tout le monde. Nous sommes les pestiférés du coin, l’Union belge nous tombe dessus chaque semaine en ne tenant compte d’aucun de nos arguments (NDLR: il fait ici référence aux sommes que les ex-joueurs et entraîneurs réclament).»

«J’y ai cru»

Lucien Romeo parti, on se demande comment le club va pouvoir s’en sortir. Qui payera les joueurs tous les mois, qui réglera les plans d’apurements qui s’accumulent dans la comptabilité du club? Et qui régularisera les dettes réclamées par les anciens affiliés dans les procédures en cours devant la Commission des litiges notamment? À l’heure actuelle, personne. Et le courageux investisseur qui se risquerait à reprendre le club tomberait inévitablement sur des cadavres dans tous les placards.

«J’y ai cru, notamment en espérant fonctionner sur le modèle de la RAAL, ajoute Lucien. Mais c’est impossible, il y a eu trop de conneries, à commencer par cette dette due à l’ONSS et à l’administration fiscale entre 2010 et 2013.» On se souvient que les déclarations d’impôts et les bilans du club n’avaient pas été rendus à l’organisme financier durant trois ans. C’était, déjà, le début de la fin pour l’UR Namur qui pouvait heureusement encore compter sur son mécène. Mais c’est terminé…

 

Bassani: «On ne démarre pas de zéro»

Comme Bertrand Lebrun, qui ne veut pas quitter le navire mais qui souhaite prendre le temps de la réflexion avant d’envisager la suite de la saison (forfait général, disparition du club, continuer avec des jeunes si les dettes fédérales parviennent à être réglées…), c’est par la presse que Sandro Bassani a appris la nouvelle.

Le récent nouveau directeur général du club, bénévole, n’en fait pas un mystère. Sans son principal mécène, Namur est mort.

«Actuellement, avec tous les plans d’apurement qu’on a pu négocier avec les fournisseurs, Namur sait s’autofinancer. Par contre, pour ce qui est de payer l’équipe première, c’est impossible. Et puis la grosse difficulté, c’est qu’on ne démarre pas à zéro car tous les jours, on découvre quelque chose. J’ai été séduit par l’idée de participer à la reconstruction d’un club qui a une histoire. Mais je me suis vite rendu compte que c’était très compliqué, les erreurs et les dettes du passé ressurgissent, on est impuissant. Le passé du club fait échouer le présent».

Motivé, Sandro a créé le club business et attiré quelques sponsors. «Mais c’est difficile car tout le monde a déjà eu des soucis avec le club, sponsors, joueurs, fournisseurs… Il faut restaurer la confiance. J’y parvenais tout doucement, notamment avec des fournisseurs qui acceptaient de laisser tomber des indemnités de rupture. Si le club met la clé sous le paillasson, je m’en irai avec regrets. Proposer à un investisseur de mon réseau de reprendre le club? Non, il y a trop d’endettement, je ne peux pas faire ça à un ami

L'Avenir, 21/11/2017

 

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