Sias s’en ira, Bairamjan devrait suivre

25 février 2017 - 13:35

Salvatore Sias (à gauche) va quitter le club, laissant le président Bertrand Lebrun aux commandes.

Deux jours après l’annonce du départ de Lucien Romeo, Salvatore Sias s’exprime. Le directeur sportif s’en ira aussi en fin de saison. Avant Pascal Bairamjan?

Mardi, nous vous révélions que le «boss» de l’UR Namur, Lucien Romeo, s’en irait en fin de saison, fatigué par la mauvaise gestion quotidienne, les résultats sportifs et lassé de devoir mettre la main au portefeuille. Comme tout changement d’une telle importante, celui-ci aura une résonance considérable sur l’organigramme du club. La première en découle rapidement: Salvatore Sias, le directeur sportif des Merles, va suivre Romeo et quitter l’UR en fin de saison.

Sept ans plus tard

En 2010, c’est lui qui avait amené le mécène carolo dans la capitale wallonne. Aujourd’hui, Salvatore Sias comprend très bien la décision de son ami. «Je pense qu’il s’agit d’un tout: la déception sportive, bien sûr, mais aussi la difficulté de travailler efficacement au sein de son propre comité.» Et de citer, comme Lucien Romeo, l’impossibilité d’obtenir les comptes des «responsables» (NDLR: sous-entendu les responsables de la gestion quotidienne) qu’il ne veut pas citer explicitement. «C’est quand même un peu scandaleux envers quelqu’un qui a mis beaucoup d’argent dans le club», estime Sias qui, lui non plus, ne prend plus de plaisir à se rendre au stade.

Quant au bilan sportif, il assume celui-ci et son caractère famélique. «Je dois souvent tout faire moi-même et j’en ai un peu marre de répéter toujours la même chose sans effet… Regardez combien de matchs nous avons perdu par un but d’écart sur des erreurs individuelles! J’espère que les joueurs auront une bonne réaction et se battront jusqu’au bout», conclut-il en guise d’espoir somme toute perdu. Rappelons qu’en tant que directeur sportif, il est, comme son titre l’indique, responsable de la confection de l’équipe…

Quel staff?

Intronisé à l’été 2013, l’entraîneur Pascal Bairamjan ne devrait pas prolonger son aventure aux Bas-Prés où son contrat arrive à échéance. «Officiellement, nous n’avons reçu aucune communication, dit-il. Mon destin n’est pas lié à celui de Lucien Romeo ou Salvatore Sias mais il faudrait déjà beaucoup de conditions pour que je reste.»

Discret dans sa communication et méticuleux dans son approche sportive, Bairamjan a souvent dû travailler avec un noyau «bricolé» et instable. La saison dernière, malgré les retards de paiements qui ont miné son groupe, il l’a fait monter en D2 Amateurs. Cette année, toujours entouré de ses fidèles adjoints Vincent Pingaut et David Pauly, il est à la peine. L’équipe est sur le point d’être reléguée sportivement vers la D3 (16e, 14 points en 22 matches). Et administrativement à cause de la future cession de patrimoine. Vers la P1, donc.

L'Avenir, 23/2/2017

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