Romeo et Namur, c’est terminé

21 février 2017 - 13:40

Le «patron» Lucien Romeo sature et a décidé de fermer le chapitre UR Namur. Le club va devoir se réorganiser et trouver d’autres sources financières.

Le «patron» Lucien Romeo sature et a décidé de fermer le chapitre UR Namur. Le club va devoir se réorganiser et trouver d’autres sources financières.

«J’en ai marre, je suis à bout de nerfs, écœuré. Humainement, c’est intenable». Lucien Romeo la joue franco. Il s’apprête à quitter l’UR Namur. «Il y a déjà un an que je voulais passer la main mais j’ai finalement continué pour financer l’équipe pour arriver en D2. J’ai demandé à Bertrand Lebrun de me trouver des gens. Mais au premier bazar, ces gens se sont dégonflés. Et en septembre, il manquait déjà de l’argent. Trop de choses m’échappent et je n’en peux plus de cette guerre interne. Chacun joue cavalier seul. Je vais essayer de remettre un rien d’allure dans l’histoire pour que ce ne soit pas la débandade pas puis j’arrêterai. Je passe plus de temps pour ce club que pour mon entreprise. C’est fini de m’énerver. Diriger un navire qui va mal, on sait le faire car les marins écoutent. Ici, personne n’écoute… ».

Lucien Romeo poursuit, visiblement déterminé: «Même en interne, je suis critiqué. C’est devenu impossible à gérer, tout le monde s’en fout. Je demande qu’on me dise ce qu’on gagne, ce qu’on dépense et ce qu’il reste à payer. Même ça, on ne sait pas me répondre. Et puis on vient pleurer dans mon bureau pour me réclamer des sous en m’accusant que je ne fais pas face financièrement. Mais je réponds aux joueurs que je ne sais même pas ce qu’on leur a promis. C’est bénévolement que j’ai donné de l’argent sans aucun engagement, même vis-à-vis de Bertrand Lebrun. On dit que je suis le boss? Mais le boss de quoi. Je suis le banquier, ça oui, et j’ai à dire puisqu’il s’agit de mon argent. Et j’en donne encore pour sauver les meubles et pour éviter que tout ne parte en vrille.»

Namur condamné à payer Gilles Lesage

L’ex-président d’Action 21 va d’ailleurs «lâcher» un peu plus de 5 000€ pour éviter de nouveaux ennuis au club. «On vient de perdre un dossier à l’Union belge concernant notre ancien joueur Gilles Lesage concernant des prestations de cotisations sociales qui remontent à plusieurs années. Si on ne lui paie pas, cela va se transformer en dette fédérale et cela pourrait mettre le club par terre. Mon but, c’est que Namur puisse poursuivre en P1.»

Lucien Romeo résume bien la situation des Merles depuis plusieurs années maintenant. «Au lieu de s’en tenir à une ligne de conduite, on préfère faire plaisir. Si tu as 100€, tu les donnes de manière intelligente et pas au premier venu pour finalement ne plus rien avoir après».

Et pas question de voir Lucien quitter Namur pour filer au RCCF. Sa réponse fuse d’ailleurs quand on lui pose la question: «T’es fou! Je ne quitte pas un handicapé pour un boiteux. Terminé pour moi, je préfère alors sponsoriser un club de prestige et passer une belle soirée. Je ne veux plus d’emmerdes. » Ceux de Namur, eux, ne font peut-être que commencer. À moins que ce départ ne relance la piste d’investisseurs namurois prêts à repartir en P1 sur de nouvelles bases?

L'Avenir, 21/2/2017

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